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COMMUNIQUE DE PRESSE

Le leader mondial de centres d’appels peine à défendre ses salariés

Mardi 24 Mars 2020 | EDITION : SUD TELEPERFORMANCE
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Lettre ouverte aux donneurs d'ordre de Teleperformance France
Le leader mondial de centres d’appels peine à défendre ses salariés

Le leader mondial de centres d’appels peine à défendre ses salariés

Lettre ouverte aux donneurs d'ordre de Teleperformance France


Les centres d’appels ont fait la fortune du groupe français Teleperformance, qui a développé partout la même politique, faite d’exploitation, de rachats et de délocalisations - espérant ainsi finir par intégrer le Gotha de la Bourse - aux côtés entre autres d’Air Liquide, Engie, Danone, L’Oréal, Vivendi, Orange qui sont - ou ont été - ses prestigieux clients.

Face à l’urgence sanitaire, les dirigeants de Teleperformance sont aujourd’hui « confinés » - qui à Miami, qui à Montreuil, qui sur une île ou ailleurs. Ils exigent par contre de leurs salariés qu’ils se déplacent tous les jours pour rejoindre leurs centres d’appels - et ce, « quoi qu’il en coûte » pour la santé de tous et la sécurité de chacun.

Teleperformance utilise aujourd’hui la peur du virus pour faire croire aux marchés qu’elle est le leader du télétravail. Mais quand l’Etat exige que les Français restent chez eux, l’entreprise délivre aux salariés des attestations pour dire que leur travail n’est pas possible à distance. Pourtant, tout le monde sait bien que les appels téléphoniques traversent aujourd’hui des océans entiers pour trouver un ‘opérateur’ disponible… et il serait maintenant impossible de leur faire « traverser la rue » ?

Depuis toujours, les salariés entendent la même rengaine : pour un prestataire de services, seul « le client est roi ».… et jamais les conditions dans lesquelles les salariés travaillent ne doivent troubler le sommeil des rois.
Alors même que chez les donneurs d’ordre pour des activités semblables, leurs propres salariés sont en télétravail, certains d’entre eux empêcheraient paraît-il ce télétravail chez les prestataires, à l’heure de la mobilisation générale.

Nous en appelons donc aujourd’hui solennellement à la responsabilité des donneurs d’ordres eux-mêmes :

Quels sont donc les « services essentiels » qui méritent que les salariés brisent les chaînes du confinement total et mettent en risque la vie de tous ?
La vente d’assurances à distance ? Le dépannage de connexions Internet - alors même que les techniciens d’intervention ne devraient même pas venir sur place ?
La souscription d’une offre exceptionnelle pour réduire leur facture de gaz ?

Partout nous entendons les politiques, même les plus farouches opposants, dire que l’heure n’est pas à faire les comptes, mais à l’action immédiate pour la santé de tous.

Pour nous, salariés de Teleperformance en France, leader mondial des centres d’appels, il est intolérable que les dirigeants de ce si puissant prestataire et ses donneurs d’ordre se renvoient la balle éternellement.
Faites simplement ce qu’il y a à faire : arrêtez d’exiger notre travail, si ce n’est pas en télétravail, durant toute la crise sanitaire.

Rien ne sert de décréter « l’Etat d’urgence sanitaire » si c’est pour tourner le dos à vos responsabilités sociales. L’heure des comptes viendra après…

Ne venez pas nous dire que les mêmes Français auxquels on impose la promiscuité des foyers et les contrôles de rue ne pourront pas supporter… d’attendre un moment pour nous avoir au bout du fil !!!
Ne venez pas nous dire non plus que vous êtes prêts à nous céder cette grâce au prix de la mise en danger d’autres salariés - qu’ils soient en Grèce, au Portugal, aux Pays-Bas, en Espagne ou sur d’autres continents.

NOUS DEMANDONS A NOS PRINCIPAUX DONNEURS D’ORDRE,
LA MISE EN PLACE RAPIDE DU TELETRAVAIL DANS LES CENTRES SOUS LA RESPONSABILITE DE TELEPERFORMANCE.

DEVRONS NOUS COMPTER NOS MORTS ALORS QUE VOUS COMPTEZ VOTRE ARGENT ?
LES SALARIES NE NEGOCIERONT PAS LA SANTE, QUOIQU’IL EN COUTE…
Les centres d’appels ont fait la fortune du groupe français Teleperformance, qui a développé partout la même politique, faite d’exploitation, de rachats et de délocalisations - espérant ainsi finir par intégrer le Gotha de la Bourse - aux côtés entre autres d’Air Liquide, Engie, Danone, L’Oréal, Vivendi, Orange qui sont - ou ont été - ses prestigieux clients.

Face à l’urgence sanitaire, les dirigeants de Teleperformance sont aujourd’hui « confinés » - qui à Miami, qui à Montreuil, qui sur une île ou ailleurs. Ils exigent par contre de leurs salariés qu’ils se déplacent tous les jours pour rejoindre leurs centres d’appels - et ce, « quoi qu’il en coûte » pour la santé de tous et la sécurité de chacun.

Teleperformance utilise aujourd’hui la peur du virus pour faire croire aux marchés qu’elle est le leader du télétravail. Mais quand l’Etat exige que les Français restent chez eux, l’entreprise délivre aux salariés des attestations pour dire que leur travail n’est pas possible à distance. Pourtant, tout le monde sait bien que les appels téléphoniques traversent aujourd’hui des océans entiers pour trouver un ‘opérateur’ disponible… et il serait maintenant impossible de leur faire « traverser la rue » ?

Depuis toujours, les salariés entendent la même rengaine : pour un prestataire de services, seul « le client est roi ».… et jamais les conditions dans lesquelles les salariés travaillent ne doivent troubler le sommeil des rois.
Alors même que chez les donneurs d’ordre pour des activités semblables, leurs propres salariés sont en télétravail, certains d’entre eux empêcheraient paraît-il ce télétravail chez les prestataires, à l’heure de la mobilisation générale.

Nous en appelons donc aujourd’hui solennellement à la responsabilité des donneurs d’ordres eux-mêmes :

Quels sont donc les « services essentiels » qui méritent que les salariés brisent les chaînes du confinement total et mettent en risque la vie de tous ?
La vente d’assurances à distance ? Le dépannage de connexions Internet - alors même que les techniciens d’intervention ne devraient même pas venir sur place ?
La souscription d’une offre exceptionnelle pour réduire leur facture de gaz ?

Partout nous entendons les politiques, même les plus farouches opposants, dire que l’heure n’est pas à faire les comptes, mais à l’action immédiate pour la santé de tous.

Pour nous, salariés de Teleperformance en France, leader mondial des centres d’appels, il est intolérable que les dirigeants de ce si puissant prestataire et ses donneurs d’ordre se renvoient la balle éternellement.
Faites simplement ce qu’il y a à faire : arrêtez d’exiger notre travail, si ce n’est pas en télétravail, durant toute la crise sanitaire.

Rien ne sert de décréter « l’Etat d’urgence sanitaire » si c’est pour tourner le dos à vos responsabilités sociales. L’heure des comptes viendra après…

Ne venez pas nous dire que les mêmes Français auxquels on impose la promiscuité des foyers et les contrôles de rue ne pourront pas supporter… d’attendre un moment pour nous avoir au bout du fil !!!
Ne venez pas nous dire non plus que vous êtes prêts à nous céder cette grâce au prix de la mise en danger d’autres salariés - qu’ils soient en Grèce, au Portugal, aux Pays-Bas, en Espagne ou sur d’autres continents.

NOUS DEMANDONS A NOS PRINCIPAUX DONNEURS D’ORDRE,
LA MISE EN PLACE RAPIDE DU TELETRAVAIL DANS LES CENTRES SOUS LA RESPONSABILITE DE TELEPERFORMANCE.

DEVRONS NOUS COMPTER NOS MORTS ALORS QUE VOUS COMPTEZ VOTRE ARGENT ?
LES SALARIES NE NEGOCIERONT PAS LA SANTE, QUOIQU’IL EN COUTE…
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